La ballade des mots

La ballade des mots

Des querelles...

- Je suis vraiment, vraiment désolé, me dit-il, arriveras-tu un jour à me pardonner Noamie. Accordes-moi deux minutes pour tenter d’expliquer mon comportement, s’il te plait.

Personne n’aurait pu paraître plus sincère que lui en cet instant, on aurait dit qu’il s’apprêtait à fondre en larmes. Pourtant je détournai mon regard et ne répondis pas.

    - Dis-moi quelque chose, je t’en supplie, insista-t-il. Dis-moi comment tu vas, dis moi que tout vas bien pour toi que tu ne veux plus me voir et je m’en irai, mais j’étais obligé de venir ce soir, je t’ai appelé une quinzaine de fois dans la soirée et tu ne m’as pas répondu, j’ai craint qu’il ne te soit arrivé quelque chose, je devais venir voir si tu allais bien. Parle-moi…

    - Je te déteste ! Finis-je par dire. Tu m’as fait espérer des choses que tu savais que je n’obtiendrai jamais, je t’ai donné mon cœur, tu l’as brisé sans hésitation et pire que tout encore tu m’as ignoré près de trois semaines !

Il répondit à ces mots en me faisant l’un de ses grands sourires qui m’avaient fait craquer au départ et qui, je l’avouai, me faisaient toujours de l’effet ; mais cela m’irrita.

- Je te dis que je te déteste et tu souris ? Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas chez toi ! Dis-je avec énervement.

- Tu sais très bien pourquoi je souris, toi-même tu l’as dit.

Reprenant mes paroles il poursuivit tout en posant une main sur chacune de mes épaules afin d’essayer de maintenir son regard dans le mien malgré mes réticences.

     - « Pire que tout encore tu m’as ignoré », voilà la raison de mon sourire, non que j’aime t’entendre dire que tu me détestes mais je préfère cela à ton ignorance. Aime-moi, hais-moi mais ne m’ignore pas, ne m’oublie pas. Si tu m’aimes ou que tu me détestes alors tu penses à moi. Ta haine envers moi est le meilleur que je pouvais attendre car je l’avoue, si tu avais montré de l’indifférence à mon égard alors je me serais effondré. Que tu me détestes laisse subsister un peu d’espoir en moi car la haine et l’amour sont deux sentiments si proches qu’il est aisé de passer rapidement de l’un à l’autre …

     - T’a-t-on déjà fait remarquer que tu es complètement fou ? Le coupai-je pas complètement certaine d’avoir saisi le sens de ses paroles.

     - Non, je ne suis pas fou ! Bien au contraire, je n’ai jamais fait preuve d’autant de lucidité, je sais ce que je veux et c’est toi ! Depuis que je suis parti, je n’ai pas cessé une seconde de penser à toi, alors, à moins que tu assimiles l’amour à la folie, non je ne suis pas fou.



03/10/2012
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